Couverture du roman Conflit d'intérêts

Love Protocol · Tome 02 · Forbidden Romance · Brother's Enemy

Conflit d'intérêts

Samia Lemercier, VP Communication chez Stirling, mène une double vie : redoutable en réunion de crise le lundi, lectrice de romances historiques aux résidentes des Magnolias le samedi. C'est là qu'elle rencontre « Juste Josh » — jean usé, fossette traîtresse, et un nom de famille qu'il refuse de prononcer. Le nom qui change tout quand Arthur lui demande de monter une opération contre la concurrence : Vance. Le frère du Requin.

« Considérons cet endroit comme la Suisse. Un terrain neutre. Juste Josh et Juste Samia. »
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Le trope

Forbidden Romance · Brother's Enemy

La saga

Love ProtocolTome 02

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Chapitre 1

Teinte du jour : Rouge "Alerte Maximale" (Fini Panique & Passion)

Samia

Il existe deux endroits sur Terre où le mensonge est socialement accepté, voire vivement encouragé pour la survie de l'espèce.

Le premier, c'est le bureau du DRH lors de l'entretien annuel d'évaluation (« Oui, j'adore travailler sous pression, mes défauts sont mon perfectionnisme et je considère ce tableur Excel comme ma famille »).

Le second, c'est la salle commune de la résidence Les Magnolias, le samedi après-midi, entre 14h00 et 16h00.

Ici, on ne ment pas sur ses compétences en management. On ment sur la réalité. On prétend que le jus d'orange en brique est du nectar pressé, que la météo est clémente même quand il pleut des cordes, et surtout, que les hommes sont tous des ducs écossais avec des abdominaux en béton armé.

— Et ensuite ? demanda Mme Kowalski en ajustant son dentier qui cliquetait légèrement. Ne vous arrêtez pas maintenant, ma petite ! On arrivait à la partie anatomique.

Je remontai mes lunettes sur mon nez – un accessoire purement théâtral, ma vue étant parfaite, mais qui me donnait un air de bibliothécaire coquine – et repris ma lecture du Highlander et la Soubrette, baissant la voix d'un octave pour ajouter du dramatique.

— « Le Duc de Montgomery déchira le corsage de Lady Arabella d'un geste impétueux. Ses boutons de nacre volèrent à travers la pièce comme des étoiles filantes, ricochant contre le marbre froid de la cheminée… »

Je marquai une pause théâtrale. Autour de moi, quatre paires d'yeux étaient rivées sur mes lèvres. Si Arthur Stirling, mon patron rigide et maniaque, me voyait en train de lire du porno soft à des octogénaires au lieu de préparer la stratégie marketing du prochain mascara Volume X, il me virerait sur le champ. Ou pire : il me ferait un sermon de trois heures sur l'inefficacité de cette littérature.

— « Il la saisit par la taille, » continuai-je, « et murmura contre son cou : ‘Ce soir, Arabella, vous ne m'appartenez pas. Ce soir, vous êtes…' »

— Désolé de vous interrompre au moment critique, mais je crois que Lady Arabella va prendre froid sans son corsage.

La voix était grave. Amusée. Et définitivement masculine.

Je sursautai si fort que le livre m'échappa des mains, atterrissant piteusement sur les genoux de Mme Kowalski. Je pivotai sur ma chaise.

Oh. Mon. Dieu.

L'homme qui se tenait dans l'encadrement de la porte n'était pas un Duc. Il était mieux.

Il ne ressemblait pas aux hommes que je côtoyais habituellement chez Stirling Cosmetics. Pas de costume italien sur mesure. Pas de montre à cinq chiffres. Pas cette odeur d'after-shave froid et d'ambition démesurée qui collait à la peau des types comme Julian Vance ou Arthur.

Lui, il portait un jean délavé qui avait vraiment vécu, des boots en cuir usées par la boue, et un t-shirt gris chiné qui moulait des épaules larges avec aisance. Ses cheveux châtains étaient en bataille, comme s'il avait passé la main dedans cent fois, et il avait une trace de… était-ce de la terre ? Sur la pommette.

Il était brut. Organique. L'anti-thèse absolue de mon monde synthétique.

— Joshua ! s'écria une petite dame au fond de la salle, celle qui ne parlait jamais.

L'inconnu sourit, et une fossette apparut sur sa joue gauche. Danger immédiat. Niveau de menace pour ma libido : DEFCON 1.

Il s'avança vers nous avec une démarche souple, ignorant totalement le fait que je venais de lire une scène classée X devant sa mère.

— Salut Maman, dit-il en déposant un baiser sur le front de la dame silencieuse. Désolé pour le retard. Une urgence au… boulot. Une mise bas qui s'est compliquée.

Il se tourna vers moi, ses yeux noisette pétillants de malice.

— Ne vous arrêtez pas pour moi. Je veux savoir si le Duc a réussi à recoudre les boutons.

Je sentis mes joues chauffer. Moi, Samia, la reine de la répartie chez Stirling, j'étais muette.

— Je… On avait fini le chapitre, mentis-je avec aplomb.

— Dommage.

Il s'assit sur l'accoudoir du fauteuil de sa mère. Il sentait le vent, le savon propre et… le chien mouillé ? Étrangement, c'était la meilleure odeur que j'avais sentie depuis des mois.

— Eleanor, dit-il à sa mère. Tu as pris tes médicaments ?

La vieille dame, Eleanor, hocha la tête en fixant son fils avec adoration.

— Tu ressembles tellement à ton père quand tu fronces les sourcils, dit-elle soudainement. Mais heureusement, tu n'as pas pris le caractère de ton frère. Ce… comment s'appelle-t-il déjà ? Le requin ?

Je vis le dos de Josh se raidir imperceptiblement.

— Maman, mange ton cookie, dit-il en lui tendant précipitamment une boîte qu'il sortit de sa poche. Pépites de chocolat. Tes préférés.

Il avait esquivé le sujet avec la grâce d'un ninja. Il se tourna vers moi pour changer de conversation.

— Je m'appelle Josh, dit-il en me tendant une main.

Je regardai sa main. Elle était grande, avec des callosités. Une main qui travaillait. J'hésitai. Si je lui donnais mon nom complet, « Samia Lemercier », et qu'il me googlisait ? Il verrait « VP Communication, Stirling Cosmetics ». Il verrait les articles de presse sur la guerre des cosmétiques. Il verrait la fille corporate, agressive, celle qui gère les crises.

Ici, dans cette salle qui sentait la lavande et le thé rassis, je n'étais pas cette fille. J'étais juste la lectrice de romances. Et j'aimais bien cette version de moi.

— Samia, dis-je simplement en serrant sa main. Juste Samia.

Il garda ma main une seconde de plus que nécessaire. La chaleur de sa paume remonta le long de mon bras comme un shot de tequila.

— Pas de nom de famille ? demanda-t-il, amusé. Vous êtes comme Cher ou Madonna ?

— Disons que le samedi, je suis incognito. Pas de boulot, pas de titre, pas de LinkedIn. C'est ma règle.

Il sourit, un vrai sourire qui plissa le coin de ses yeux.

— Ça me plaît. Moi aussi, j'ai besoin d'une pause avec mon nom de famille. Il est… lourd à porter dans certains cercles.

— Alors c'est un accord ?

— Accord conclu. Considérons cet endroit comme la Suisse. Un terrain neutre. Juste Josh et Juste Samia.

— Enchantée, Juste Josh.

— De même, Juste Samia.

On resta là, à se sourire bêtement au milieu des mamies qui nous observaient comme si nous étions le meilleur épisode des Feux de l'Amour.

Josh

Je la regardai ramasser son sac à main jaune vif – une couleur qui aurait dû être illégale mais qui, sur elle, était rayonnante. Elle salua les résidentes, m'adressa un dernier clin d'œil qui fit rater un battement à mon cœur, et se dirigea vers l'ascenseur.

Samia. Juste Samia.

Elle était drôle, elle avait des cheveux magnifiques, et elle lisait des cochonneries à ma mère. C'était probablement la femme la plus intéressante que j'avais rencontrée depuis mon retour forcé à New York.

Mon téléphone vibra dans la poche de mon jean, brisant net le charme.

Je le sortis avec un soupir, sachant déjà qui c'était avant même de lire l'écran.

« Appel entrant : Julian »

Le nom de mon frère clignotait comme une menace. Le Requin. L'homme qui pensait que l'ADN nous obligeait à être des alliés commerciaux.

Je décrochai, ma voix perdant instantanément toute la chaleur que Samia y avait mise.

— Quoi ? aboyai-je.

La voix de Julian, glaciale et pressée, résonna dans mon oreille.

— C'est comme ça que tu parles à ton aîné ? J'ai besoin de toi, Josh. Le gala de charité de la Fondation New York Hope est dans deux semaines. L'image de la famille Vance est en jeu. Maman ne peut pas venir, elle est trop… instable. Tu dois être là.

Je jetai un coup d'œil à ma mère, qui mangeait son cookie en souriant aux anges, heureuse loin du monde toxique de mon frère.

— Je ne suis pas ton accessoire de mode, Julian. Je suis vétérinaire, pas mannequin pour tes costumes à trois mille dollars.

— Tu es un Vance, Joshua. Que ça te plaise ou non. Ne me déçois pas. Arthur Stirling a prévu d'attaquer nos parts de marché ce mois-ci, je n'ai pas le temps de gérer tes états d'âme de campagnard.

Il raccrocha sans attendre ma réponse.

Je rangeai mon téléphone, la mâchoire serrée.

Heureusement que Samia n'avait rien à voir avec ce monde de fous. Si elle savait que je suis le frère de l'ennemi public numéro un, elle ne m'aurait probablement même pas serré la main.

Pour elle, j'étais Juste Josh.

Et pour la première fois de ma vie, j'allais tout faire pour que ça reste comme ça.

Fin du chapitre 1

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Ce qu'en disent les lectrices

« La double vie de Samia est un coup de génie. Les scènes aux Magnolias sont touchantes, la romance électrique. Je relis déjà. »
Julie P.Amazon
« Forbidden romance parfaitement maîtrisée. Josh est un cinnamon roll, Samia une boss. Le combo fonctionne au-delà de mes attentes. »
Manon B.Amazon

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Personnages de Love Protocol

Zoé Miller

Junior graphic designer chez Stirling Cosmetics — reine du Reply All catastrophique et des cheveux Pink Sorbet #452

« C'est une erreur d'interface utilisateur ! C'est du mauvais design ! On devrait faire un procès à Outlook ! »

Arthur Stirling

CFO de Stirling Cosmetics — costume trois-pièces, regard bleu acier, jamais une mèche qui dépasse

« Miller. Dans mon bureau. Immédiatement. »

Samia Lemercier

VP Communication chez Stirling le lundi, lectrice de romances aux Magnolias le samedi — double vie, double identité

« Disons que le samedi, je suis incognito. Pas de boulot, pas de titre, pas de LinkedIn. C'est ma règle. »

Mila

Patins à roulettes rose fluo, pinceau dans le chignon, latte licorne aux paillettes comestibles — l'anti-thèse du costume Savile Row

« Marcher, c'est tellement plus digne. Ça vous laisse le temps de réfléchir à toutes les choses grises et tristes que vous allez faire aujourd'hui. »

La suite de la saga

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